Accueil Santé & Beauté Coronavirus : un spray nasal français comme alternative au vaccin ?

Coronavirus : un spray nasal français comme alternative au vaccin ?

par dakarly

Une équipe de chercheurs du CNRS promet un traitement capable de neutraliser le coronavirus dans l’organisme avant d’infecter les poumons. Le dispositif, qui n’a été testé qu’en laboratoire, est encore en attente d’une publication dans une revue scientifique.

La promesse est embryonnaire, mais elle ne manque pas d’intérêt. Alors que le monde entier cherche la parade qui permettrait d’endiguer les nouvelles contaminations au Covid-19 , une équipe de chercheurs du CNRS vante depuis quelques jours les résultats d’un traitement développé par ses soins. Pas question de vaccin, cette fois : il s’agit d’un spray nasal.

La solution porte un nom : un « peptide », autrement une molécule faisant office de leurre capable de tromper le virus et de le détourner des cellules pulmonaires. Propagée à raison de plusieurs doses par jour, elle permettrait donc de neutraliser l’action du Covid-19 dans l’organisme.

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Le dispositif a été pensé pour contrer le modus operandi du coronavirus : à l’aide d’une « clé » – la protéine Spike -, ce dernier s’attache à la membrane d’une cellule, où se trouve la « serrure » – un récepteur nommé ACE2. L’équipe du professeur Philippe Karoyan, professeur au Laboratoire des biomolécules de Sorbonne-Université, assure avoir développé des molécules (les fameux peptides) imitant les récepteurs ACE2.

Résultats très préliminaires

Il a fallu pour cela, selon « Le Parisien », développer jusqu’à 160 fausses « serrures » virtuelles grâce à deux algorithmes, en synthétiser 25 puis isoler les candidates idoines – trois molécules remplissent le cahier des charges, dont le fait de ne pas être toxiques pour l’organisme et de ne pas déclencher de réaction immunitaire.

Les résultats sont toutefois encore très préliminaires. L’action de la molécule leurre n’a pour l’heure été testée qu’en laboratoire et les résultats des recherches sont en attente d’une publication dans une revue scientifique.

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Le traitement pourrait être disponible dès la fin de l’année selon l’équipe du CNRS, à condition d’obtenir les fonds nécessaires. « Tout va dépendre des moyens financiers que nous allons réussir à décrocher. Nous sommes en discussion avec de nombreux groupes pharmaceutiques à l’étranger, notamment aux Etats-Unis. Côté français, Sanofi n’a pas daigné nous répondre », a déclaré Philippe Karoyan au « Parisien ».

Selon le scientifique, « si quelqu’un est prêt à investir ne serait-ce que 1 million d’euros, nous pourrions proposer un produit formulé d’ici la fin de l’année ».

Avec AFP

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